Comment je me suis retrouvée à m’intéresser à la médiumnité (alors que ce n’était pas du tout mon monde)
Je n’ai jamais eu l’impression d’être faite pour la médiumnité.
Vraiment. Ce n’était pas mon vocabulaire, pas mes références, pas mon univers.
J’aimais comprendre, analyser, garder une forme de contrôle. J’avais besoin de choses concrètes. Si on m’avait dit, il y a quelques années, que je parlerais un jour de signes, d’intuitions ou de perceptions invisibles, je crois que j’aurais souri poliment sans y croire une seconde.
Et puis il y a eu un avant et un après.
L’après, c’est la mort de ma mère.
Le deuil, ce moment où tout devient flou
Je me souviens très bien de cette sensation. Le monde continuait de tourner, les gens allaient travailler, riaient, parlaient de banalités. Et moi, j’avais l’impression d’observer tout ça derrière une vitre. Comme si j’étais là, sans vraiment y être.
Ce n’était pas seulement la tristesse. C’était plus profond que ça. Une perte de repères. Comme si toutes les certitudes sur lesquelles je m’étais appuyée jusque-là devenaient soudain fragiles.
C’est souvent à ce moment-là que les questions arrivent. Pas des questions philosophiques élaborées. Des questions très simples. Presque enfantines. Est-ce que c’est vraiment fini ? Est-ce qu’il reste quelque chose ? Est-ce qu’on disparaît complètement ?
Je ne cherchais pas de réponse spirituelle. Je cherchais juste à comprendre ce que je vivais.
Les signes après la mort : quand les détails prennent une autre place
Assez vite, j’ai commencé à remarquer des choses. Rien de spectaculaire. Pas de phénomènes incroyables. Juste des détails.
Des rêves très vivants, beaucoup plus que d’habitude. Des rêves qui laissaient une impression étrange au réveil, comme si quelque chose avait été transmis, même sans mots.
Des odeurs familières, surgies sans raison précise. Des sensations soudaines, difficiles à expliquer, mais très présentes. Et parfois, ces coïncidences troublantes qui arrivent exactement au moment où l’émotion déborde.
Je me suis souvent demandé si je surinterprétais. Si mon cerveau, en manque, fabriquait du sens là où il n’y en avait pas.
Mais en même temps, je sentais que quelque chose avait changé dans ma manière de percevoir le monde. J’étais plus attentive. Plus réceptive. Comme si le deuil avait ouvert une sorte de sensibilité que je n’avais jamais connue auparavant.
Pourquoi le mot médiumnité m’a d’abord dérangée
C’est à ce moment-là que le mot médiumnité est apparu dans mon esprit. Et honnêtement, il ne m’a pas plu tout de suite.
Pour moi, la médiumnité, c’était surtout des clichés. Des pratiques exagérées. Des discours qui me mettaient mal à l’aise. Je n’avais pas envie d’y croire, ni même de m’y intéresser.
Et pourtant, le mot revenait. Parce que je ne trouvais pas d’autre manière de nommer ce que je vivais. Pas pour y adhérer. Juste pour comprendre.
Alors j’ai commencé à chercher. À lire. À écouter. À m’intéresser à des parcours de personnes qui, comme moi, ne venaient pas de ce milieu-là. Des journalistes, des médecins, des chercheurs. Des gens plutôt rationnels, qui racontaient avoir vécu des expériences qu’ils n’arrivaient pas à balayer d’un revers de main.
Ce qui m’a rassurée, ce n’est pas ce qu’ils affirmaient. C’est le fait qu’ils doutaient eux aussi.
Pour aller plus loin et explorer ce sujet en profondeur, vous pouvez écouter mon podcast SIGNES où je partage expériences et réflexions sur la médiumnité et où je raconte mes premières expériences en tant qu’apprentie médium.

Médiumnité, signes et scepticisme : l’entre-deux
Petit à petit, j’ai compris que la médiumnité n’était pas forcément ce que j’imaginais. Ce n’était pas une certitude, ni un don spectaculaire. C’était souvent un chemin. Un chemin inconfortable, fait de remises en question.
Et surtout, je me suis rendu compte que je n’étais pas seule. À chaque fois que j’osais évoquer ces sujets, quelqu’un finissait par me dire, à voix basse, que lui aussi avait vécu quelque chose. Un signe. Une sensation. Un moment étrange après un deuil.
Toujours avec cette même phrase. Je ne sais pas si j’y crois, mais…
C’est cette phrase-là qui m’a marquée. Parce qu’elle résume parfaitement cet entre-deux dans lequel beaucoup de personnes se trouvent. Ni totalement sceptiques. Ni complètement convaincues.
Pourquoi j’ai créé le podcast SIGNES
Le podcast SIGNES est né exactement de là. De cet espace flou. De cet endroit où on doute, où on cherche, où on n’a pas envie qu’on nous dise quoi penser.
Je n’ai pas créé ce podcast pour expliquer la médiumnité. Encore moins pour convaincre qui que ce soit. Je l’ai créé pour raconter des chemins. Le mien, et ceux d’autres femmes, souvent discrètes, loin des clichés.
Dans le premier épisode, je raconte ce point de départ. Comment un deuil a bouleversé mon regard sur la mort, sur les signes, et sur la médiumnité. Pas pour apporter des réponses définitives, mais pour ouvrir la discussion.
Si vous cherchez des réponses sur la médiumnité et les signes
Si vous êtes arrivé ici en cherchant des informations sur la médiumnité, sur les signes après la mort, ou simplement parce que vous traversez un deuil et que certaines choses vous interrogent, alors peut-être que ce podcast vous parlera.
Le premier épisode s’appelle L’électrochoc de la perte et la découverte de la médiumnité.
C’est une porte d’entrée. Une invitation à explorer, sans certitudes imposées.
Je crois que parfois, on n’a pas besoin de réponses toutes faites.
Juste d’entendre quelqu’un dire moi aussi, je me suis posé ces questions-là.

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